La guerre cognitive, nouvel horizon de l’éducation à la citoyenneté numérique

Alors qu’un nouveau paradigme informationnel fondé sur l’IA prévaut, la connaissance des faits et la liberté de pensée sont mises en péril par des manœuvres de guerre cognitive. La protection de l’intégrité mentale de la population fait depuis peu partie des objectifs de défense. Au Conseil national, une initiative parlementaire vise à protéger la population de toute manipulation cognitive en favorisant la résistance individuelle et sociale. L’éducation aux médias et l’éducation numérique sont au coeur de cette proposition législative.

L’invitation à penser par soi-même, sans préjugés, et à mettre en question ses propres croyances est au coeur de l’idéal des Lumières. «Aie le courage de te servir de ton propre entendement!», telle était la maxime mise en évidence par Immanuel Kant dans son article Qu’est-ce que les Lumières? qui imputait à la paresse et à la lâcheté l’incapacité de se servir de sa propre intelligence sans la direction d’un autre.

En promouvant la raison, l’émancipation par le savoir, mais aussi la défiance de la tradition et de l’autorité, les philosophes des Lumières ont favorisé le développement des démocraties.

A partir du XVIIe siècle, outre la diffusion de livres, se développe en Europe un réseau de plus en plus dense de circulation des informations. Echanges épistolaires, ateliers de copistes recopiant les nouvelles à la main, littérature de colportage, puis la diffusion des idées et des nouvelles par la presse imprimée vont favoriser la diffusion des savoirs, la discussion publique et le développement de l’esprit critique.

L’avènement de l’intelligence artificielle générative constitue une rupture épistémologique et ontologique dont les conséquences pour notre civilisation sont encore difficiles à cerner. Mais on peut déjà constater que les libertés fondamentales universelles consacrées par les Révolutions issues des Lumières sont menacées par le nouveau paradigme informationnel qui résulte des usages de l’IA.

Avec les grands modèles de langage les vérités factuelles deviennent simple probabilité, tandis que les automates conversationnels brouillent le statut de l’auteur et de la source. La liberté de pensée même est affectée.

L’espace global de l’information et de la communication est un bien commun de l’humanité

Rappel du contexte. Alors que les plateformes des géants de l’internet captent les audiences et les revenus publicitaires, le processus de concentration de la presse et la diminution de la diversité de l’offre grand public se poursuit. A mesure que le temps passe, que les techniques évoluent, que des usages et comportements nouveaux se diffusent dans toute la société, que le pouvoir hégémonique d’un petit nombre d’acteurs du numérique s’étend, la problématique se complexifie et le fossé se creuse entre les aspirations à réguler l’espace médiatique et la réalité.

Cependant, nombreux sont les organismes, les chercheurs et les chercheuses qui nous mettent en garde sur les atteintes aux droits humains et aux libertés fondamentales que pose le nouveau paradigme informationnel qui découle de la diffusion des médias synthétiques. A plusieurs égards, la liberté de pensée et de conscience, la liberté d’expression et la liberté de recevoir et de communiquer des informations ou des idées sont compromises.

Reporters sans frontières (RSF) a réuni en 2018 une commission internationale qui a élaboré une Déclaration internationale sur l’information et la démocratie, sous-titrée «l’espace global de l’information et de la communication est un bien commun de l’humanité». Ce manifeste, rédigé avant l’irruption des applications d’IA pour le grand public initié par l’entreprise OpenAI avec ChatGPT, réalise une synthèse particulièrement pertinente des menaces qui pèsent sur la presse et donne des orientations pour préserver un espace public libre et pluraliste, condition de la démocratie. Cette déclaration constitue la référence du Partenariat international pour l’information et la démocratie (Forum on Information and Democracy) initié par Reporters sans frontières et approuvé par 57 pays pour la promotion des principes démocratiques dans l’espace mondial de la communication.

Si la presse a été pendant longtemps le principal instrument de diffusion des informations et des opinions dans les sociétés démocratiques, sa pérennité, ainsi que celle des mass médias «historiques» (radio, télévision), est menacée par le désintérêt pour l’actualité, l’hégémonie des médias sociaux et maintenant la diffusion massive et rapide des médias synthétiques. L’écosystème informationnel de nos sociétés est totalement bouleversé par l’IA, alors que des médias généralistes de qualité, reconnus pour leur rigueur éditoriale, reflétant la diversité des thèmes et des points de vue qui se font jour dans la société et disposant d’une vaste audience, sont indispensables au fonctionnement de notre démocratie ainsi qu’à la cohésion sociale.

L’avènement de l’IA générative marque une rupture avec les techniques de production et de diffusion de l’information qui l’ont précédée. Ces effets sont redoublés par les techniques de micro-ciblage qui s’appuient sur l’exploitation des traces comportementales des individus dans le cyberespace. L’absence de culture médiatique de la majeure partie de la population constitue par ailleurs un terrain favorable à ce bouleversement.

Mais l’assujettissement des médias synthétiques aux intérêts mercantiles et idéologiques des géants du numérique qui échappent au contrôle démocratique est la plus grande menace sur l’information et la communication.

La connaissance des faits menacée

Les médias synthétiques (contenus générés ou modifiés par l’IA, comme les deepfakes ou les textes produits par des modèles linguistiques) représentent un nouveau paradigme informationnel car ils bouleversent la production, la diffusion et la réception de l’information. Ils rendent la création de contenus extrêmement rapide, personnalisée et difficile à distinguer du réel, ce qui redéfinit la notion d’authenticité, la confiance dans les sources et le rôle des médias humains dans l’écosystème informationnel.

Ce paragraphe qui résume de manière convaincante la problématique a été généré automatiquement par ChatGPT dans sa version accessible au grand public en novembre 2025.

La commission réunie par RSF rappelle que les moyens d’’information et de communication doivent servir à l’exercice de la liberté d’expression des opinions et d’accès aux connaissances de toutes et tous. Ces droits fondamentaux sont déjà l’objet de multiples limitations dans le monde, notamment le contrôle politique sur les médias, l’affaiblissement du journalisme de qualité, la violence contre les reporters. En Suisse, les entraves au travail des journalistes et des médias par la multiplication des actions en justice qui visent à décourager leurs investigations («procédures-bâillons») porte atteinte au principe de la liberté d’expression.

La déclaration de RSF mentionne un argument rarement énoncé avant l’avènement de l’intelligence artificielle: la «connaissance de la réalité est un droit fondamental», en rappelant que l’espace de l’information et de la communication «doit garantir la liberté, l’indépendance et le pluralisme de l’information […] de façon à préserver la diversité des faits et des points de vue». Car, en effet, la désinformation, les manoeuvres des «ingénieurs du chaos» (Giuliano Da Empoli) et maintenant les usages massifs de l’IA générative (dont les deepfakes), des chatbots de toute nature et des moteurs de réponses font que la connaissance des faits qui sont advenus ou qui ont été prouvés, donc l’accès à la réalité factuelle même, est sérieusement altérée.

La situation est si grave que les principes élémentaires du droit à l’information que l’on pouvait croire bien établis sont rappelés par la commission réunie par RSF. Par exemple, que «la liberté d’opinion est garantie par l’échange libre des idées et des informations fondées sur des vérités factuelles», lesquelles reposent notamment sur des preuves établies par des méthodes de recherche scientifiques et journalistiques. L’information fiable étant une condition de «l’exercice de la liberté d’opinion, du respect des droits humains en général et des processus démocratiques».

La liberté de penser menacée

Mais cette démarche nécessaire de rappel des grands principes des Lumières est insuffisante, car des chercheurs, des chercheuses et des institutions gouvernementales ont mis en évidence que l’«espace cognitif» des individus est menacé par l’usage de nouvelles technologies qui compromettent la faculté même de penser.

L’esprit est désormais considéré comme un nouveau domaine de la guerre. Des chercheurs de l’OTAN ont défini la «guerre cognitive» comme «une forme de guerre non conventionnelle qui utilise des outils informatiques (cyber tools) pour modifier les processus cognitifs de l’ennemi, exploiter les biais mentaux ou la pensée réflexive, provoquer des distorsions de la pensée, influencer la prise de décision et entraver les actions, avec des effets négatifs tant au niveau individuel qu’au niveau collectif». L’objectif des manoeuvres de «guerre cognitive» est «d’attaquer, exploiter, dégrader ou même détruire la façon dont quelqu’un construit sa propre réalité, sa confiance en soi mentale, sa confiance dans les processus nécessaires au fonctionnement efficace des groupes, des sociétés ou même des nations». Ces chercheurs relèvent que les populations des sociétés ouvertes occidentales sont une cible privilégiée aux actions de désinformation.

Un parlement décide que le cerveau de ses citoyens est un espace que son armée doit apprendre à défendre

En effet, on peut considérer que plus développées sont les institutions démocratiques, plus grande est la surface sensible à des opérations hostiles. La population suisse hyperconnectée et grande utilisatrice des médias sociaux, dont les citoyens et les citoyennes disposent de multiples possibilités d’expression populaire (élections, référendum, initiative populaire, tant au niveau communal, cantonal, que fédéral) apparaît comme particulièrement exposée. Cependant, la résistance des médias journalistiques et les institutions démocratiques helvétiques qui poussent à la recherche du consensus atténuent ce risque. Il apparaît cependant que l’élargissement du périmètre et le renforcement de l’éducation civique et à la citoyenneté numérique à toute la population résidente pourrait être le moyen d’accroître la résilience des habitant-es aux nouvelles formes de manoeuvres de propagande.

Initiatives pour la protection de l’intégrité cognitive de la population

En Suisse, la conseillère nationale Isabelle Chappuis (Le Centre) a proposé un amendement des objectifs de défense dans le contexte de conflits hybrides qui a été accepté par le Parlement. Il stipule que les «compétences pour la protection de l’intégrité cognitive (et résilience) des individus et de la population dans l’espace cognitif, face aux avancées technologiques émergentes et à venir» doit être renforcée (Arrêté fédéral sur les valeurs-cibles pour l’orientation de l’armée jusqu’en 2035, article 2 lettre l, adopté en décembre 2024).

Sur sa lancée, la Conseillère nationale a déposé une initiative parlementaire pour la «Protection de l’intégrité cognitive et de la liberté de penser» qui vise à modifier la Constitution fédérale et à créer les bases légales pour protéger cette liberté essentielle.

Le texte est en cours d’examen. Il a été étudié par la Commission des institutions politiques du Conseil national qui a décidé d’y donner suite. Mais le chemin est encore long pour faire entrer ces principes dans la législation et plus encore pour les voir mis en oeuvre.

Pour les initiants, il s’agit de prémunir la Suisse contre les utilisations des technologies émergentes susceptibles de porter atteinte à l’autonomie mentale de la population, plus précisément d’empêcher «toute manipulation cognitive, désinformation et subversion» visant à «subvertir et affaiblir notre société en sapant ses fondements et instruments démocratiques».

Les conditions et restrictions d’utilisation des technologies susceptibles de menacer l’intégrité cognitive de la population devraient être réglée par une loi. La législation devrait en outre prévoir des mesures de prévention et de lutte contre ces menaces. Au nombre de ces moyens susceptibles de favoriser la «résilience individuelle et sociale», l’éducation aux médias, l’éducation numérique et la promotion de la pensée critique sont nommément citées. A l’instar de l’objectif de défense mentionné plus haut, c’est le développement des capacités individuelles et collectives de toute la population qui est au coeur du projet de cette initiative.

Dans son ouvrage Notre liberté de penser (EPFL Press, mai 2026), qui développe sa réflexion, Isabelle Chappuis relève qu’en prenant en compte la protection de l’intégrité cognitive de la population dans les objectifs de l’armée, c’est la première fois qu’un parlement décide que «le cerveau de ses citoyens est un espace que son armée devait apprendre à défendre».

Cela signifie, comme je le soutiens depuis de nombreuses années que, d’une part, l’éducation aux médias et à l’information doit être étendue à toute la population et que, d’autre part, elle doit intégrer un champ de problématiques beaucoup plus large que la production, la circulation et la réception de l’information par les médias d’information. La sécurité et la défense nationale représentent un de ces nouveaux domaines clé.

Dans un contexte de guerre cognitive, comme le défend la Conseillère nationale, il n’est plus question seulement pour la défense nationale de protéger le territoire physique, les infrastructures critiques et le cyberespace, mais aussi l’espace cognitif: la capacité collective de la population à «percevoir la réalité, à raisonner et à décider librement».

Jean-Marc Rickli, du Centre de politique de sécurité de Genève (GCSP), relève qu’avec le développement de l’IA générative, des technologies immersives (réalité augmentée et réalité virtuelle) et des neurotechnologies, une nouvelle dimension de la cyberguerre émerge «où le cerveau devient le champ de bataille» (Le Temps, 7 août 2024). Il précise que la guerre cognitive «ne vise pas à contrôler uniquement le flux d’information, comme le fait la guerre d’information, mais aussi comment et ce à quoi les gens pensent, afin de contrôler la façon dont ils agissent».

Emprise des dispositifs de communication et guerre cognitive

En fait, il est admis depuis longtemps que les actions de communication visent par le truchement de messages de toute nature à proposer, renforcer, modifier ou remplacer une représentation ou une opinion, une attitude, voire à induire un comportement des individus, directement ou indirectement (concept de «two-step flow»). Les actions de communication visent à faire éprouver, faire penser, faire être et faire faire quelque chose à quelqu’un. Contrôler les émotions, les références collectives, les jugements, ainsi que les attitudes et les comportements d’une population, sans pour autant que le but véritable de la démarche soit révélé, tel sont les buts de la propagande idéologique, politique et commerciale.

Mais alors qu’est-ce qui est nouveau avec la guerre cognitive?

Isabelle Chappuis propose dans son ouvrage Notre liberté de penser des réflexions très intéressantes. L’idée centrale est de distinguer les actions de communication, qui visent à orienter la pensée par le truchement des valeurs incorporées dans les systèmes d’IA («alignement») et des contenus corrompus, désinformation externe par nature, des habitudes qui mènent à un affaiblissement interne des capacités cognitives des individus «dû à la dépendance aux outils d’IA qui pensent à leur place».

L’incapacité à se servir de sa propre intelligence sans l’aide et le soutien de l’IA sape «les fondations mêmes de l’apprentissage, la capacité à lire, à écrire, à penser par soi-même» relève Isabelle Chappuis, par facilité et par souci d’efficacité.

L’objectif des manoeuvres sur le terrain psychique d’une guerre cognitive n’est pas nécessairement de faire croire quelque chose de précis, mais de fragiliser le cycle de transformation de l’information en action en générant de la confusion, en brouillant le fonctionnement normal du cerveau par la captation et la fragmentation de l’attention, la surcharge informationnelle, l’utilisation de biais cognitifs, la manipulation par les émotions. Mais encore à l’avenir des «neurotechnologies capables de lire et d’analyser nos émotions, et qui pourraient influencer directement demain notre activité cérébrale». Il s’agit de «détruire la capacité à penser clairement […] à douter méthodiquement et à délibérer rationnellement».

A cet égard, les interfaces numériques peuvent être opposées aux contenus véhiculés, car ces dispositifs sont élaborés pour obtenir des réponses automatiques à des signaux plutôt que chercher à convaincre par des arguments. Au contraire des documents qui produisent d’abord des significations, les interfaces numériques produisent avant tout des effets. Ces dispositifs vise à mettre en oeuvre le circuit stimulus/réponse, sans intermédiaire. Le signal s’oppose ainsi au signe (signifiant/signifié) et à la production de signification.

L’interface est un dispositif informatique composé d’éléments visuels et sensoriels, régi par des algorithmes, qui permet l’interaction entre les humains et les machines. Evidemment, les interfaces ne sont pas neutres, ce sont des systèmes techniques qui reflètent la volonté des entreprises qui les ont conçues et de leurs commanditaires.

Giorgio Agamben a donné du dispositif une définition éclairante: «J’appelle dispositif tout ce qui a, d’une manière ou d’une autre, la capacité de capturer, d’orienter, de déterminer, d’intercepter, de modeler, de contrôler et d’assurer les gestes, les conduites, les opinions et les discours des êtres vivants». Cette définition correspond aux buts de la guerre cognitive de porter atteinte à l’autonomie mentale de la population par l’utilisation de technologies émergentes.

(A ce propos, mon article: «Les médias synthétiques, nouveau défi pour l’éducation aux médias et à l’information», 19 novembre 2025.)

Le signal, tel que je viens de le définir, a été négligé dans les cursus d’éducation aux médias et à l’information. Il serait temps de s’y intéresser car les propriétés des signaux sont exploitées de multiples manières dans les interfaces interactives pour diriger l’attention, déclencher des affects et finalement faire faire.

Le concept phare de cette rupture sociétale dans l’information et la communication pourrait être l’«hypnocratie», un régime où le pouvoir ne passe plus par la persuasion rationnelle ou la force, mais par la «modulation des états de conscience». Son instrument, les plateformes de réseaux sociaux pilotés par les algorithmes et les chatbots. Son cadre, la cybernétique. Un régime où la pensée critique, chère aux philosophes des Lumières, «est doucement mise en sommeil et la perception remodelée, couche après couche».

Le concept a été proposé sous la forme d’un livre canular par le philosophe Andrea Colamedici, co-écrit avec ChatGPT d’OpenAI et Claude d’Anthropic, publié sous le nom d’auteur Jianwei Xun en avril 2025.

Isabelle Chappuis décrit très bien ce qu’est la guerre cognitive «hypnocratique» au quotidien: «vous l’avez vécu ce matin en ouvrant votre téléphone, en scrollant, en cliquant. Vous n’êtes pas spectateur de cette guerre, vous êtes à la fois le soldat et la victime dont l’attention, les émotions et les décisions sont manipulées à votre insu». Pendant que vous scrollez, likez, partagez des contenus «votre capacité à penser par vous-même s’érode lentement, imperceptiblement, comme une grenouille qu’on ferait bouillir à petit feu».

A l’ère de la connexion permanente au cyberespace, la population suisse est-elle préparée pour faire face à la guerre cognitive?

(A propos de la citoyenneté numérique, mon article: «La citoyenneté numérique, défi éducatif pour la démocratie», 21 août 2024.)


Références
> Jean-Michel Muglioni, Qu’est-ce que les Lumières? Paris, Hatier, coll. «Profil», 1994. Présentation de l’article éponyme d’Immanuel Kant, Berlinische Monatsschrift, 1784.
> Commission Information et démocratie, Déclaration internationale sur l’information et la démocratie, novembre 2018.
> Bernard Claverie et François du Cluzel, The Cognitive Warfare Concept, NATO Allied Command Transformation Innovation, 2022.
> Confédération suisse, Groupement défense, Arrêté fédéral sur les valeurs-cibles pour l’orientation de l’armée jusqu’en 2035, 2 décembre 2024.
> Isabelle Chappuis, Protection de l’intégrité cognitive et de la liberté de penser, Initiative parlementaire 24.479, Le Parlement suisse, 20 décembre 2024.
> Isabelle Chappuis, Notre liberté de penser – Comment défendre nos démocraties face aux menaces numériques, EPFL Press, 2026.
> Jean-Marc Rickli, Comment penser la guerre au XXIe siècle, Le Temps, 7 août 2024.
> Jean-Claude Domenjoz, Notes sur la manipulation, support de cours, 2008.
> Giorgio Agamben, Qu’est-ce qu’un dispositif, Editions Payot et Rivages, 2014.
> Jianwei Xun, L’Empire de l’hypnocratie, dans L’Empire de l’ombre – Guerre et terre au temps de l’IA, sous la direction de Giuliano da Empoli, Le Grand Continent, Gallimard, mars 2025.
Les sites et documents ont été consultés le 17 juillet 2026


Modèle pour citer cet article:
Domenjoz J.-C., «La guerre cognitive, nouvel horizon de l’éducation à la citoyenneté numérique», Éducation aux médias et à l’information [en ligne], 17 juillet 2026, consulté le date. https://educationauxmedias.ch/la-guerre-cognitive-nouvel-horizon-de-l-education-a-la-citoyennete-numerique


Cet article concerne le domaine Médias, images et technologies de l’information et de la communication (MITIC) – Éducation aux médias et à l’information (EMI) – Media and Information Literacy (MIL) | Éducation numérique | educationauxmedias.ch

Auteur/autrice : Jean-Claude Domenjoz

Expert de communication visuelle et d’éducation aux médias